Biographie d'un écrivain également peintre dont la méconnaissance est une injustice
Tous les amis (Gabriel Vartore, Jean-François Hamelin, Georges Dureau, Roger Kowalski, Jean-Claude Czyba, Jacques Oudot, les vivants, les morts et quelques autres de plus, sans oublier votre guide Cicérone…) de Guy Brémond savent bien que sa solitude...
Cicérone… On m’a donné ce nom lorsque, après avoir visité sur Internet plusieurs sites voués à des poètes et des peintres, j’ai émis l’idée d’en construire un grâce auquel on pourrait pénétrer dans la crypte appelée Guy Brémond, et y voir ainsi battre...
Le soir est très vert ; il prend toute la place. La terre est grise, à bout touchant. Un pré s’étend, étang vert-de-gris, enfant du soir sur la terre. Il fait frais, il fait triste, il fait beau et bon. Les arbres sont des silences lumineux enracinés...
Guy Brémond pourrait vous conduire plus sûrement que moi ou Vartore, là où infailliblement chacun trouverait ce qu’il cherche (ou pas !), au su ou à l’insu de chacun. À moins de se destiner à la fuite en avant dont l’aboutissement ne fait aucun doute,...
Quant au style de vie de Guy Brémond, il est exactement celui de son œuvre. Une œuvre que l’on ne connaît pas, simplement parce qu’elle vit comme son auteur : reclus. Pour le voir il faut franchir pas mal de kilomètres et donc avoir une sérieuse, sinon...
Les arbres et la terre sont le seul univers qu’il peut peindre les yeux ouverts, sans craindre d’avoir à les fermer comme on les ferme à un mort par la survenue d’une laideur dont le vice est un sadisme. La laideur jouit de la torture qu’elle inflige....
Notre sœur la mort a toujours vendu la mèche. Ce n’est pas tant cette seconde nature qui est à craindre que la première : la nature humaine. Lorsque celle-ci, effrayée, effarée, affirme que la mort est brutale et barbare, elle omet de s’avouer qu’elle...
Mais une suite, dont il faut distinguer, d’une part la permanence du même chemin escarpé en direction du même absolu qui est du seul ressort de Guy Brémond, et d’autre part la mise en évidence du résultat de cet effort qui elle, en revanche, doit tout...
Lorsque Guy Brémond s’exile en quittant le monde sans mot dire ni écrire un mot, laissant les “Pleins feux ” illuminer une scène sur laquelle ne restent de lui que des âmes pendues haut et court aux cimaises, c’est avec une femme et deux enfants dans...
Mais Brémond n’est déjà plus là. Il y a plus d’un mois qu’il a fui, sans un mot ni un mot d’écrit. Il ne reviendra plus jamais à Lyon. Les “Pleins feux sur Guy Brémond” s’inaugurent sans lui. Ce sont ses amis qui s’occupent de tout, du choix des peintures,...
Des yeux de ciel bleu qui savent regarder la terre de haut comme de près. Si du reste Guy Brémond s’isole pour se doter d’une certaine vue de Sirius, c’est parce qu’ayant une propension qui l’incline à toucher la chair des êtres et des choses, à écouter...
À propos de Gabriel Vartore-Néoumivakine. Ce plafond atteint, Brémond entreprend aussitôt d’autres “premières”, l’ascension d’autres sommets. Qui tous, par nature et définition, s’élèvent de l’abîme. Il n’y a de sommet qu’entouré de vide. On peut évidemment...
C’est donc tous feux éteints que Brémond continue a gravir le chemin escarpé de son existence. L’oubli ne le gêne absolument pas, il compte même un peu sur lui pour que s’épaississe l’ombre dans laquelle se meut son ombre. Une épaisseur parfaite, puisque...
Noces On peut ignorer de quelle façon il procède, qu’elle est sa technique, sa cuisine, sa chimie (car s’en est effectivement une : le métier de peintre demande en effet un très long apprentissage ; contrairement à une idée reçue, vulgarisée pour flatter...
Dans cette orgie de travail (passionné mais méthodique, exalté mais discipliné), Guy Brémond n’est pas loin de parvenir enfin à ses fins. Il peint un réel dont on s’aperçoit alors, grâce précisément à cette peinture interposée, qu’il nous est excessivement...
En manière d’épigraphe : « …Mais ils se donnent l’impression d’avoir progressé et crû, parce que les autres ont régressé et décrû. Et si tout était diminué au point d’être réduit au néant, en quoi ton corps et ton âme seraient-ils grandis pas là ? » Guigues...
Soir Ce qui suit, à propos de Roger Kowalski, est directement (et librement) emprunté à des textes de Brémond non encore publiés. La rencontre a lieu dans son appartement. « Il était assis sur le bord du lit que les dessins recouvraient de leur dessus-de-lit...
Laisser ce métier bizarre, c’est ce qu’a toujours systématiquement fait Brémond. Ce qui lui vaut sans doute de rester si peu connu de ceux qui aiment la peinture… Qui aiment par conséquent la beauté ; beauté des choses, des objets, des paysages et des...
Soir Elle ne vient ici que le soir, mais presque tous les soirs. Non comme d’autres vont au café ou ailleurs dans un monde peuplé d’amis, de paroles et de chaleur, mais comme personne ne va se remplir le visage triste d’une pureté calme. Elle vient et...
Toutes ces années, de 1967 à 1975, sont fructueuses à plus d’un titre. Pour ne s’en tenir qu’à la peinture, ces huit ans de travail sont un approfondissement de la forme et du fond qui débouche sur une expression dont la concision ne le cède qu’à la puissance...
Lien pour Jean-François Hamelin : link (cliquer sur : Les artistes, puis sur H-J, puis Hamelin) Entre 1965 et 1967, une rencontre a lieu, une amitié. En effet, après le poète Gabriel Vartore Néoumivakine, le sculpteur Jean-François Hamelin est l’une de...
Il est établi que l’homme a cinq sens : le goût, l’odorat, l’ouïe, le toucher et la vue. De même, il est convenu que de ces sens primaires partent d’autres sens comme autant de branches, puis de celles-ci d’autres encore comme autant de rameaux, et ainsi...
Lorsque, après deux heures et demie de voiture, on s’arrête enfin, qu’on se déplie pour sortir du véhicule, ce que l’on entend et voit est tel, qu’au lieu de claquer la portière derrière soi comme toujours on se retourne pour la fermer sans bruit… Tous...
Ce tableau, cette peinture, ce panneau peint, cette œuvre, ce poème… Pour l’homme contemplatif, de quel mot désigner l’objet qui comble, émeut, bouleverse, enchante, charme, envoûte, commotionne, étonne, caresse, baise et blesse, cet objet d’amour et...
Le jeudi 4 mars 2010 au soir a eu lieu le vernissage de l'exposition de Guy Brémond, exposition voulue par Gabriel Vartore et réalisée par Dominique et Philippe Wibaux dans leur galerie, 23 rue Auguste Comte à Lyon. Nous ne ferons pas ici le compte de...